Review of F4 SLALOM RACE 2021

Title : Une config slalom ultra polyvalente ...

Review of Eric Collard Eric Collard

posted 1 month ago

Test conditions

Associated test equipment: Flotteurs IRIS X & Sb Slalom 81, voiles IRIS X 5,6,7,8

Test duration: 10 hours

Test conditions (wind, sea state conditions): Diverses

Test place: La Ciotat , Almanarre

Tester weight: 78 kg

Tester start 6 years ago


Test report

Comme c’est le cas dans plusieurs marques désormais, on ne parle pas ici d’un foil mais d’un ensemble de pièces qui constituent un écosystème foil. J’ai déjà évoqué le F4 race, qui n’est en réalité qu’un sous-ensemble de cet écosystème F4 … avec des pièces orientées vers une navigation performance up & down ou light wind

De la même façon, le F4 Slalom, que nous évoquons aujourd’hui, est un sous-ensemble de pièces orienté vers une navigation performance travers ou vent soutenu. Nous évoquerons plus tard un sous-ensemble de pièces orienté vers une navigation loisir.

De quoi parles t on ?

Ce qui change pour 2021

  • nouvelle construction du mat pour une raideur encore supérieure
  • nouvelle connexion mat aile fuselage plus fiable et plus raide
  • nouvelle gamme d’ailes Slalom 

Ce qui ne change pas

  • connexion mat / fuselage inchangée … donc possibilité d’utiliser les nouveaux fuselages et nouvelles ailes sur les anciens mats
  • développement axé sur le contrôle et l’accessibilité

Les pièces du sous-ensemble Slalom sont

  • une aile de 900mm (720 cm 2)
  • une aile de 800mm (640 cm 2)
  • une aile de 700mm (560 cm 2)
  • une aile de 560mm (337 cm 2)
  • un fuselage de 100cm
  • un fuselage de 90cm
  • un stab de 210 cm2
  • un stab de 170 cm2

F4

Pour une utilisation hors compétition (free-race) , c’est très clairement l’ensemble 

  • une aile de 800mm (640 cm 2)
  • un fuselage de 100cm
  • un stab de 210 cm2

qui va nous intéresser, et sur lequel portera ce test.

Une comparaison plus qu'un test

Une fois n’est pas coutume, je ne proposerai pas un test complet car il y aurait de nombreuses redites avec le test des principaux foils concurrents que sont les Phantom R, Starboard IQ Slalom set , AFS 95, Loke Race et Alpine Race, Taaroa Noe UHM. Tous ces foils ayant été développés dans le même but, il est évident que les principales caractéristiques sont semblables.

Au contraire, sans porter de jugement dans l’absolu je vais essayer de souligner les différences antre le F4 et les autres, pour vous permettre de faire votre choix en fonction de vos priorités. Cela permet aussi de faire un point assez complet sur la signature de chaque foil dans cette catégorie que l’on peut appeler Slalom … mais qui finalement rejoint la pratique du plus grand nombre : se tirer la bourre avec les potes, sur des allures proches du travers. 

F4

Stabilité latérale 

Pour rappel, on parle là du comportement du flotteur sur l’axe du roulis lorsqu’il est utilisé avec ce foil. Sur ce plan, le F4 propose une des plus grosses stabilités des modèles testés à ce jour. Pour être précis, on a d’une part peu de mouvement sur cet axe (amplitude) et une très faible nervosité (fréquence).

Pour situer les autres foils concurrents, on a l’AFS et le Noe UHM qui offrent le même type d’amplitude de mouvement, avec un poil plus de nervosité. Le Loke Race et le Phantom ont peu d’amplitude de mouvement également, avec une nervosité plus prononcée. L’AlpineFoil Race et le Starboard IQ ont à la fois plus d’amplitude et plus de nervosité.

En terme d’effet de rappel (résistance à la contre gîte), les plus libres sont le Starboard et le Phantom. Viennent ensuite les F4, Alpine et Noe. L’AFS reste celui qui offre la plus grosse force de rappel pour ramener le foil à plat, même si c’est moins le cas avec les nouvelles ailes de slalom qu’avec les ailes précédentes.

Stabilité longitudinale

Pour rappel, on parle là du comportement du flotteur sur l’axe du tangage lorsqu’il est utilisé avec ce foil. Le comportement sur cet axe est très lié à la taille de stab et la longueur du fuselage. Il est évident qu’un long fuselage va limiter la vivacité du foil sur cet axe, mais entrainer à la fois une capacité de réaction et de correction plus lente dans le pilotage , ainsi qu’une trainée supérieure. En fonction des conditions de navigation (force du vent, plan d’eau), on aura donc avantage à avoir un foil plus stable ou plus réactif. 

On verra plus tard qu’outre la longueur du fuselage, la position du mat et de l’aile sur le fuselage a également une importance.

A ce niveau, 4 stratégies se distinguent suivant les marques:

  • Fuselage amovible avec plusieurs tailles disponibles (Starboard, F4, Taaroa, Phantom) > on peut littéralement choisir le comportement désiré. Pour les pratiquants exigents et capables de faire ce choix, c’est un véritable confort car on peut réellement avoir un même foil avec des visages complètement différents en fonction des conditions et de notre humeur. Pour ceux qui n’ont pas ces capacités, ça peut devenir un casse tête … c’est un peu comme avoir 2 ou 5 surfaces de voiles : il faut savoir choisir la bonne 😉
  • Fuselage amovible avec une seule tailles disponible (Alpine Foil) > Le transport est facilité par la possibilité de démontage, mais la seule adaptation aux conditions se fera à l’aide des cales de stab. On est plus limité sur les possibilités, mais le choix est également plus simple (pas de prise de tête au bord de l'eau).
  • Fuselage non amovible mais longueur variable (Loke Race) > C’est une nouveauté chez Loke cette année. La marque ayant un design où une partie du fuselage est intégrée à l’aile et au stab, on aura cette année des stab de longueurs différentes pour adapter le comportement désiré. L’inconvénient est le tarif élevé des pièces, mais cela permet à Loke de continuer à proposer un foil 100% carbone très léger (unique àe ce poids dans cette catégorie den produit) 
  • Fuselage non amovible (AFS) > la marque bretone reste la seule à proposer un T Bar entièrement fixe. Bien évidemment, cela limite beaucoup les possibilités de personnalisation du comportement, mais cela permet d’une part de garder un foil 100% carbone (pas de risque de corrosion) rigide, et de simplifier le choix au bord de l’eau (ben oui, il n’y a pas de choix !). En contre partie, la nouvelle version du 95 propose une longueur de fuselage très consensuelle, parfaite pour la plupart des navigations. Seul les aficionados sur Up&Down, et de la navigation dans l’ultra light pourront être désavantagés.

F4

Pour revenir à nos moutons, le F4 testé ici proposé avec un fuselage de 100cm, une taille qui représente la norme aujourd’hui en utilisation Slalom, et que l’on retrouve à quelques choses près sur les autres foils concurrents (même sur le Loke grace au stab court), à l’exception du Alpine et de son fuselage de 120.  F4 proposera aussi des fuselages 90, et 115 en option pour ceux qui veulemtn aller chercher d'autres sesnations de navigation (plus de vivacité ou un côté plus race).

Stabilité en lacet

Pour rappel, on parle là du comportement du flotteur sur l’axe du lacet (tendance à avoir le nez du flotteur qui fait l’essuie glace) lorsqu’il est utilisé avec ce foil. On parle finalement assez peu de ce paramètre et il est pourtant essentiel et différentiateur. En soit, un mouvement sur l’axe de lacet pourrait paraître insignifiant, mais il détermine en réalité une partie essentielle de la sensation de contrôle (ou pas) en coordination avec la stabilité latérale. Il semblerai d’ailleurs que les 2 (lacet et roulis) puissent être induits (une instabilité en lacet peut induire ou amplifier une instabilité en roulis et vis versa).

Pour donner une image : un foil infiniment stable en lacet donne l’impression d’un foil qui est sur un rail, et qui « tranche l’eau » en traversant le clapôt avec une glisse très ‘nette’. Cela donne beaucoup de confiance et de sensation de maîtrise de la situation. Au contraire, un foil très instable en lacet donne l’impression d’une nouille qui fait du slalom involontairement et n’avance pas droit en se tortillant (et je peux vous dire que ça existe bel et bien, même sur des foils disponibles aujourd’hui sur le marché, mais heureusement pas dans le comparatif qui nous intéresse ici).

Il semble que cette stabilité en lacet soit très liée à la fois à la rigidité en torsion du mat, à la rigidité du fuselage, et aux rigidités des jonctions mat / fuselage / aile / stab.

Cette fois encore, les mouvements en lacet peuvent être caractérisés par leur amplitude (est ce que les mouvements sont grands ou pas ?), leur fréquence et leur amortissement . En terme de fréquence, des mouvements très hautes ou très basse fréquence sont certainement impossibles à déceler. Par contre, les mouvements parasites qui interviennent à des fréquences proches de celles de réaction du corps humain viennent directement perturber le ressenti et les actions de pilotage.

Comme pour le roulis, on a des « groupes de comportement » :

  • Les AFS, Taaroa et F4 proposent une sensation de mouvements de faible amplitude, avec peu de nervosité
  • Les Phantom, et Loke proposent une sensation de mouvements de faible amplitude, avec de la nervosité
  • Le Starboard IQ donne l’impression de mouvements plus amples, mais peu de nervosité
  • L’Alpine Race donne l’impression de mouvements plus amples, avec une nervosité plutôt élevée

En fonction des attentes de chacun, on préfèrera un type de comprtement ou un autre.

Sensation de Glisse

Cette « Sensation de Glisse » , c’est l’ADN même du foil … et probablement ce qui fait que nous naviguons en foil. Vous remarquerez que je ne parle pas de vitesse mais de sensation. Je me garderai bien de classifier ces foils par performance pure en vitresse car il est évident que d’une part ils sont très proches, d’autre part ce paramètre est très lié au pilote et sa capacité à gérer le contrôle et exploiter la finesse et la puissance.

Revenons donc à cette sensation de glisse. Pour moi, elle est certainement liée à 2 paramètres principaux : la trainée du foil, et sa rigidité. Avec l’habitude, on a compris que les foils nerveux donnaient une sensation de glisse supérieure, à trainée égale.

La encore, on va avoir des groupes de sensation

  • Les Loke, et surtout le Phantom sont des exemples-type de foils qui offrent une sensation de glisse supérieure à la moyenne
  • Les F4, AFS, Taaroa, Starboard et Alpine sont plus similaires dans les sensations, avec un F4 légèrement en tête du groupe, et des AFS et Starboard légèrement en fin de groupe. Je précise,  concernant l’AFS, que cette sensation de glisse en retrait était un des éléments qui lui étaient couramment reprochés, mais qu’avec la version 2021, il recolle nettement au groupe.

Au risque de me répéter, je rappelle que la sensation de glisse n'est pas à rapprocher de la vitesse max potentielle du foil. On parle ici juste de sensation.

Equilibre longitudinal

On parle ici de foil qui a tendance à pousser sur le pied avant ou le pied arrière. Cet équilibre est modifiable en calant le stab. La classification que je donne ici est donc valable pour un foil utilisé sans cale (ou avec une cale médiane dans le cas de Starboard, et positon centrale chez tarroa) dans un vent medium (15 Knt)

  • Loke, Taaroa 95 et Alpine > plutôt pied avant
  • Phantom 100 Evo, starboard 105, tarroa 85 et F4 100> plutôt neutre 
  • Phantom 90 , Starboard 95, AFS > plutôt pied arrière

Encore une fois, l’utilisation de cale peut modifier complètement ce paramètre, et ce d’autant plus que le fuselage est long. Pour les stab à faible corde (F4, AFS, Phantom) , une cale de 0.2 mm d’épaisseur peut déjà modifier les choses ! C’est donc un réglage essentiel pour les pratiquants expérimentés.

Qualité de construction 

Les différents foils donc nous parlons ici ont des provenances très différentes : de l’artisanat (Lokefoil) à du 100% industriel grande série (Starboard, Phantom, F4) en passant par de industriel en petite série (Alpine , AFS). La perception de qualité est donc très différente selon les type de finitions choisies.

Pour les pièces carbone, on a clairement 3 stratégies 

  • Out of the mould (F4, Starboard, Phantom, Taaroa) : en grande série, les fabricants vont limiter les opérations de finition manuelle. Les profils sont donc ébarbés, et vernis pour cacher les pores. C’est très propre même lorsqu’il y a des petits défauts internes. Les tolérances dimensionnelles sont plutôt bonnes, mais on a régulièrement des profils qui sifflent en série à cause de la goutte de vernis sur le bord de fuite. C’est rare chez Starboard et Phantom, mais régulier chez Taaroa et F4
  • 100% Hand made (AFS, Loke) : les profils sont mastiqués en sortie de moule puis poncés. Le carbone est apparent sans vernis. Le résultat est souvent superbe, mais cette finition étant purement manuelle, nous avons observé par moment des dissymétries dimensionnelles sensibles. Il semblerait que la compétence des opérateurs s’améliorant petit à petit, les défauts dimensionnels soient plus rares désormais. Nous avons toutefois eu récemment une série d’ailes sifflantes. 
  • High End (Alpine) : Avec sa finition RTE, les profils Alpine sont mastiqués et poncés à plusieurs reprises avec une grosse attention au respect des tolérances dimensionnelles. C’est clairement la plus belle finition du marché à ce jour : on achète autant un foil qu'une oeuvre d'art 😉

Pour les pièces aluminium et les tolérances d’assemblage, c’est clairement les industriels asiatiques (Starboard, Phantom, F4) qui placent la barre la plus haute. Une fois la phase d’industrialisation terminée, on a une très bonne répétabilité et les assemblages sont excellents d’un modèle à l’autre. Très peu de surprise lorsque l’on achète des pièces en option : ça tombe pile poil. Avec les foils construits en plus petite série, il faut quelques fois jouer un peu de la lime ou de la cale à poncer pour que tout rentre sans forcer. Là aussi, les choses s'améliorent au fil des mois.

Par contre, les industriels de grande série n’arrivent pas à la cheville de Alpine foil quant à la qualité de l’anodisation des fuselages aluminium. Avec Starboard, Taaroa (sauf version titane), F4 et Phantom, il faut accepter une vulnérabilité à l’oxydation supérieure, et donc une attention au rinçage et au transport beaucoup plus importante. Cette qualité des fuselages aluminium Alpinefoil est l'une des raison de l'impossibilité d'acheter ces fuselage à l'unité. En effet, leur coût unitaire est tel qu'il est pécunièrement plus pertinent de changer de foil complet que d'upgrader le fuselage. 

Si on en revient à F4, qui est l’objet de ce test, on est donc désormais au niveau de Phantom, Taaroa ou Starboard en terme de qualité de construction. Phantom pourrait de nouveau sortir du lot cette saison avec une nouvelle construction (finesses des profils), mais ils en sont encore au stade de finalisation à ce jour. 

F4

Gamme d’aile et comportement 

Les ailes slalom

A l’instar des nouvelles ailes AFS , Phantom et Starboard, les ailes F4 que nous testons ici sont des modèles dit « slalom » . Concrètement, on a affaire à des profils plus fins, des allongements plus marqués avec des extrémités d’ailes plus fines. Le résultat : des ailes qui portent moins, qui glissent plus et qui sont moins ardentes. 

Sur l’eau, cela se traduit par

  • un décollage qui demande plus de vitesse
  • une tolérance plus faible à la perte de vitesse lors du jibe ou des erreurs de conduite 
  • des accélérations plus franches
  • moins d’appui pour remonter au vent
  • une top speed plus importante
  • des effets de surpuissance moins marqués 
  • une nécessité de naviguer à haut régime

Vous l’aurez compris, c’est un peu comme les ailerons de slalom, ces ailes ont des performances absolues supérieures, mais elles sont aussi plus techniques à utiliser. Elles raviront ceux qui aiment (et savent) naviguer en gardant toujours de la vitesse. Pour les moins aguerris, il y a fort à parier que les ailes plus classiques (modèles F4 2020, F4 freerace et race 2021) donnent des meilleurs résultats en moyenne.

Confirmons également que les capacités de remontée au vent et de replacement sont sensiblement moindre, sauf à haut régime. Si vous aimez vous tirer la bourre avec les potes, n’essayez pas de prendre au près ceux qui sont équipés d’ailes up&down .. vous allez vous y casser les dents! Passez dessous et jouez la glisse 😉

Les ailes F4

En 3 jours de test, et de conditions assez variées, j’ai eu l’occasion de tester les modèles 700, 800 et 900 (envergures). Pour situer les choses, je dirai que les plages d’utilisation idéales seront respectivement 18-25 knt, 14-20knt et 10-15knt. Au fur et à mesure que l’on baisse en taille d’aile (sans changer d’autre paramètre), on notera un déplacement de l’équilibre longitudinal avec une tendance de plus en plus pied arrière. Là encore, il faudra compenser avec un calage du stab si on désire garder le même équilibre. 

Comparaison

Si on en revient à la comparaison avec les autres foils cités précédemment, l’Alpine Race se démarque nettement avec des ailes beaucoup plus tolérantes, qui décollent à plus basse vitesse, et autorisent des jibes quasi à l’arrêt. Evidemment, les performances pures sont légèrement en retrait, mais assez peu derrière. Suivant le niveau technique du rider, il est fort possible que nombreux d’entre nous soient en moyenne plus rapide avec ces ailes plus tolérantes .. tout au moins sur le plat. La stabilité et le contrôle supplémentaire des foils ultra raides peut leur redonner l’avantage dans des conditions plus difficile. Reste ensuite à savoir si vos priorités vont vers la vitesse moyenne, la vitesse max, la facilité au jibe, le contrôle ou autre. 

A l'inverse, les nouvelles ailes Phantom sont les plus ambitieuses en terme de glisse avec une finesse hors du commun. Elles vont ravir les pratiquants experts, qui accepteront un pilotage un peu plus pointu pour aller chercher des sensations.

Une belle session de test

Pour cette 1ere session de test, 70km à l'Almanare, dans 15-18knt de vent en 6m IRIS X MKII. 

Meilleur réglage : Fuselage 100_3 et aile 80cm (620 cm2), stab 210 calé à 0.2mm. Rake 2.5°

session test

session test

Une petite video pour le fun

Pour qui ?

Avec le F4 slalom, et plus généralement, tous ces foils plutôt ambitieux, on peut légitimement se demander à qui ils s’adressent.

F4

Le tarif plus élevé que la moyenne (compter entre 2300 et 3000eur pour un foil complet) pourrait laisser supposer qu’ils s’adressent plutôt aux experts et aux compétiteurs. C’est d’ailleurs la remarque générale que nous avons de la part de nos clients.  Pourtant, sous bien des aspects, leurs caractéristiques les rend finalement aussi facile à utiliser … voir plus facile que certains modèles moins ambitieux.

Cela vous parait étonnant ? Nous non !

Rappelez vous que certains modèles très haut de gamme (dont ce F4 Slalom, qui même la tête sur ce critère) sont basés sur un mat ultra raide, et que cette raideur est une des clés du contrôle et de la facilité.  Alors oui, un foil comme ce F4 Slalom est très facile à utiliser par tout foileur débrouillé … et plus les conditions seront compliquées, plus il fera la différence !

Pourtant, si on revient à la problématique des ailes, rappelez vous que les ailes slalom ne sont pas les plus faciles pour les moins expérimentés. F4 offre 2 réponses à cette problématique 

  • pour les vrais débutants, une version dite freeride avec une grosse aile à large corde de 1500cm2
  • pour les foileurs non experts, une version dite « freerace » qui est un slalom avec une aile de 800 plus tolérante (corde plus large et profil plus épais)

Bilan

J’espère que cette comparaison très détaillée vous permettra de mieux cerner le comportement de chaque foil , et de trouver celui qui  conviendra le mieux à vos préférences. 

Comme vous avez pu le constater, le F4 s’inscrit parfaitement dans la ligne des foils performants modernes, avec des caractéristiques jamais extrêmes, mais à chaque fois dans le peloton de tête. Ce n’est pas étonnant au regard du modèle 2020 que nous connaissions très bien et qui nous servi de référence depuis 2 ans dans nos tests. Avec ce modèle 2021, F4 passe à la dimension industrielle, à une distribution en europe, et à un modèle fiabilisé encore plus complet (ailes slalom, ailes freeride). Il devient une option très sérieuse pour le passionné qui cherche un foil à la fois performant et ultra polyvalent.

 

pierre-yves Le donge and 7 person like this review